La SGOT engagée pour l’amélioration de la qualité des soins maternels en Afrique

La Société de Gynécologie et d’Obstétrique du Togo (SGOT) a pris part active à la rencontre régionale consacrée à l’amélioration de la qualité des soins maternels et néonatals, tenue à Lomé du 23 au 27 mars 2026. Représentée par son Président, le Dr M’BORTCHE Bingo, la SGOT a contribué aux réflexions stratégiques visant à accélérer la réduction de la mortalité maternelle en Afrique.

Malgré les progrès enregistrés ces dernières décennies, la mortalité maternelle demeure une préoccupation majeure sur le continent. Les efforts actuels restent insuffisants pour atteindre l’objectif mondial de moins de 70 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes d’ici 2030. Dans ce contexte, cette rencontre régionale a réuni des experts de 16 pays autour d’un objectif commun : renforcer la qualité des soins pour sauver davantage de vies.

Au cœur des échanges figurait la révision du Guide du Prestataire pour les Soins Obstétricaux et Néonatals d’Urgence (Guide SONU), un outil essentiel pour la pratique clinique. Ce référentiel constitue un pilier dans la prise en charge des urgences obstétricales et néonatales, en particulier pour les professionnels de santé de première ligne. Sa mise à jour vise à intégrer les nouvelles évidences scientifiques, harmoniser les pratiques et améliorer les résultats sanitaires.

La participation de la SGOT à cette rencontre témoigne de son engagement à promouvoir des soins de qualité au Togo et à s’aligner sur les standards internationaux. À travers son Président, le Dr M’BORTCHE Bingo, la SGOT a activement contribué aux discussions sur l’adaptation et l’appropriation du guide dans les contextes nationaux, en mettant un accent particulier sur le renforcement des capacités des prestataires et l’amélioration de l’offre de soins.

L’un des axes majeurs abordés lors de cette concertation a été l’harmonisation des pratiques cliniques à l’échelle du continent. L’ambition est de garantir à chaque femme, quel que soit son lieu de résidence, un accès équitable à des soins obstétricaux et néonatals de qualité. Cette vision place la qualité des soins au cœur des priorités et renforce la nécessité d’une coordination régionale efficace.

Les sages-femmes, acteurs clés du système de santé, ont également été au centre des discussions. Leur rôle déterminant dans la mise en œuvre des protocoles et dans l’accompagnement des femmes tout au long du continuum de soins a été unanimement reconnu.

Au-delà de la révision du guide, les échanges ont mis en évidence l’importance d’une mise en œuvre effective des recommandations dans les structures de santé, depuis les centres de santé périphériques jusqu’aux centres hospitaliers universitaires. Cette dynamique nécessite un engagement fort des États, un financement adéquat et une coordination renforcée entre les différents acteurs du secteur.

Les partenaires techniques et financiers, notamment l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) et l’Organisation Ouest-Africaine de la Santé (OOAS), ont réaffirmé leur engagement à accompagner les pays dans cette démarche.

Pour la SGOT, cette participation marque une étape importante dans son engagement en faveur de l’amélioration de la santé maternelle et néonatale au Togo. Elle traduit la volonté de l’organisation de contribuer activement à la réduction des décès maternels et néonatals à travers des actions concrètes, basées sur les meilleures pratiques et les évidences scientifiques.

En s’inscrivant dans cette dynamique régionale, la SGOT réaffirme sa vision d’un système de santé où chaque femme et chaque nouveau-né bénéficie de soins de qualité, contribuant ainsi à bâtir un avenir plus sûr et plus équitable pour tous.

  • Auteur/autrice de la publication :