
La SGOT a pris part du 15 au 21 février 2026, à une initiative régionale majeure qui s’est tenue entre Lomé et Grand-Popo, réunissant acteurs institutionnels, organisations de la société civile et partenaires techniques autour du renforcement du cadre légal de l’avortement en Afrique francophone.
Organisé par le Centre ODAS, la FIGO et l’IPPF, l’atelier a rassemblé des participants du Cameroun, du Togo et du Bénin afin de consolider les dynamiques nationales et favoriser une approche coordonnée à l’échelle sous-régionale.
Les deux premiers jours à Lomé ont permis une analyse approfondie des initiatives en cours au Cameroun et au Togo. Les participants ont partagé les avancées enregistrées, notamment en matière d’alignement progressif des cadres juridiques au Protocole de Maputo, tout en identifiant les gaps persistants, les défis de coordination et les besoins prioritaires. Des travaux de groupe ont abouti à une cartographie des opportunités de partenariat et des leviers stratégiques.
À Grand-Popo, la délégation a bénéficié d’un riche partage d’expériences avec les acteurs béninois impliqués dans la réforme légale ayant permis au Bénin d’améliorer son cadre juridique en matière d’avortement. Les témoignages d’OSC et de parlementaires ont mis en lumière les facteurs clés de succès, les stratégies d’influence législative et les mécanismes de collaboration efficaces entre société civile et institutions.
De retour à Lomé, les travaux ont porté sur l’élaboration d’approches d’intervention communes adaptées aux contextes nationaux. Des axes stratégiques ont été définis par pays, suivis de la validation d’une feuille de route commune intégrant des mécanismes de suivi et un dispositif de partage d’expériences au niveau sous-régional.
L’atelier s’est conclu par des engagements formels des parties prenantes, marquant une étape décisive vers une collaboration renforcée entre le Cameroun, le Togo et le Bénin pour l’amélioration durable de l’écosystème légal de l’avortement en Afrique francophone.
Cette initiative confirme la pertinence d’une approche concertée, fondée sur l’apprentissage mutuel, la coordination stratégique et l’engagement institutionnel, pour accélérer les réformes légales et garantir des avancées concrètes au niveau national et régional.
Pour la SGOT, cet atelier réaffirme son engagement à promouvoir la santé des femmes, à protéger les droits reproductifs et à travailler aux côtés de partenaires nationaux et régionaux afin de bâtir un environnement juridique et politique favorable.



























