Santé reproductive au Togo : experts et acteurs clés réfléchissent aux stratégies de plaidoyer

Les 06 et 07 mars 2026, la Société des Gynécologues et Obstétriciens du Togo (SGOT) a organisé à Lomé un atelier stratégique consacré à l’identification et à la réflexion sur les outils de plaidoyer nécessaires pour accompagner le processus de révision de la loi sur la santé de la reproduction.

L’atelier s’est tenu dans la salle de conférence de l’École Nationale des Sages-Femmes de Lomé et a réuni un groupe restreint d’experts issus de la SGOT, de l’Association Togolaise pour le Bien-Être Familial (ATBEF) et de l’équipe du projet PPAS.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de Plaidoyer en faveur d’un Avortement Sécurisé (PPAS), financé par laFédération Internationale de Gynécologie et d’Obstétrique (FIGO). Le projet vise à contribuer à l’amélioration du cadre juridique et sanitaire afin de favoriser un meilleur accès aux services de santé reproductive et de réduire les complications liées aux avortements non sécurisés.

Pendant deux jours, les participants ont analysé le contexte politique et institutionnel lié à la révision de la loi sur la santé de la reproduction, identifié les acteurs clés du processus et réfléchi aux stratégies les plus pertinentes pour renforcer les actions de plaidoyer auprès des décideurs.

L’atelier a également été l’occasion de présenter les résultats de plusieurs études importantes visant à éclairer les discussions et à renforcer les arguments scientifiques du plaidoyer.

La SGOT a notamment présenté les résultats de son étude sur les complications liées aux avortements, qui met en évidence les conséquences sanitaires graves pouvant résulter des pratiques d’avortement non sécurisées.

Les participants ont également pris connaissance des résultats de l’étude intitulée « Déterminants sociaux et parcours d’avortement dans les régions des Plateaux et du Grand Lomé », menée par Rutgers, en collaboration avec l’ATBEF, l’African Population and Health Research Center (APHRC) et Population Council. Cette recherche met en lumière les facteurs sociaux, économiques et culturels qui influencent les parcours des femmes confrontées à une grossesse non désirée.

Au-delà de ces présentations, l’atelier a permis de faire le point sur l’état d’avancement du processus de mise en œuvre du plaidoyer dans le cadre du projet PPAS, d’identifier les opportunités stratégiques et de définir les prochaines étapes pour renforcer l’engagement des acteurs clés dans le processus de révision de la loi.

À l’issue des travaux, les participants ont identifié plusieurs outils de plaidoyer prioritaires, notamment le renforcement des argumentaires scientifiques, la production de notes de politiques publiques destinées aux décideurs, l’organisation de rencontres de haut niveau avec les parlementaires ainsi que le développement d’une stratégie de communication plus structurée.

À travers cette initiative, la SGOT réaffirme son engagement à contribuer activement à l’amélioration de la santé sexuelle et reproductive au Togo et à promouvoir des politiques publiques fondées sur les données scientifiques et les réalités du terrain.

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