Révision de la loi sur la Santé de la Reproduction au Togo : les acteurs clés réunis pour définir une feuille de route de plaidoyer

Dans le cadre des efforts visant à renforcer le cadre juridique en matière de Droits en Santé Sexuelle et Reproductive (DSSR) au Togo, une séance de travail stratégique s’est tenue le 05 mars 2026 à Lomé, à l’initiative de Ipas Afrique Francophone.

Cette rencontre a réuni plusieurs acteurs institutionnels et organisations partenaires engagés dans la promotion de la santé de la reproduction, avec pour objectif principal l’élaboration d’une feuille de route de plaidoyer en vue de la révision de la loi sur la Santé de la Reproduction adoptée en 2007.

Un contexte marqué par des avancées mais aussi des défis

Le Togo a enregistré des progrès importants dans le domaine des droits en santé sexuelle et reproductive, notamment à travers la ratification du Protocole de Maputo en 2005 et l’adoption de la loi sur la Santé de la Reproduction en 2007.

Cependant, certaines insuffisances du cadre juridique et l’absence de décrets d’application limitent encore l’effectivité de cette loi et l’accès équitable des femmes et des filles à des services de santé reproductive de qualité.

Afin de renforcer le dialogue et la mobilisation autour de ces enjeux, plusieurs initiatives ont été menées ces dernières années, notamment des rencontres d’échanges avec des magistrats et des parlementaires en 2025. Ces démarches ont contribué à améliorer la compréhension des enjeux liés aux DSSR et à ouvrir des perspectives pour l’amélioration du cadre législatif.

Une participation active de la SGOT

La Société de Gynécologues et Obstétriciens du Togo a pris part à cette rencontre stratégique. Elle était représentée par son président, le Dr M’BORTCHE Bingo, ainsi que par le Chargé de projet PPAS (Projet de Plaidoyer en faveur d’un Avortement Sécurisé) , M. KAGNON Liwalmon.

À travers cette participation, la SGOT réaffirme son engagement à contribuer activement aux réflexions et aux actions de plaidoyer visant à améliorer le cadre légal et les politiques publiques en matière de santé sexuelle et reproductive au Togo.

Des échanges techniques pour structurer le plaidoyer

Les travaux ont permis aux participants de :

  • Faire le point sur les avancées et engagements obtenus lors des précédentes rencontres avec les parlementaires ;
  • Harmoniser la compréhension des acteurs sur les enjeux liés à la révision de la loi sur la Santé de la Reproduction ;
  • Identifier les points clés nécessitant une amélioration dans le cadre juridique existant ;
  • Analyser les acteurs stratégiques, alliés et décideurs à mobiliser dans le cadre du plaidoyer ;
  • Elaborer une feuille de route consensuelle de plaidoyer, précisant les actions prioritaires, les responsabilités et un calendrier indicatif.

Une dynamique collective pour améliorer la santé reproductive

À l’issue des échanges, les participants ont convenu de renforcer la collaboration entre les différentes institutions et organisations impliquées afin de porter un plaidoyer structuré auprès des instances parlementaires, notamment les commissions permanentes de l’Assemblée nationale et du Sénat.

Cette initiative constitue une étape importante dans la dynamique nationale visant à améliorer le cadre législatif et institutionnel en faveur de la santé sexuelle et reproductive, afin de garantir un meilleur accès des femmes et des filles à des services de santé de qualité au Togo.

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